Lifestyle

Stop au stress ! 7 techniques à bosser pour y arriver

Je suis ce qu’on appelle « une stressée de la vie« . Je fais partie de ces gens qui « se noient dans un verre d’eau » comme dirait ma mère. Tout me stresse, m’angoisse, le moindre changement me perturbe, je me sens souvent acculée, à bout, j’ai même parfois l’impression de passer mes journées « en apnée ». Une stressée de la vie, une vraie de vrai !

Et je sais aussi que je ne suis pas la seule ! N’est ce pas, toi, là, qui lit cet article ? ^^

Avec le temps, pour arriver à faire face à la vie, tout simplement, j’ai dû trouver des astuces, des techniques, pour casser le cercle vicieux du stress qui monte dans les tours.

Parce que si on laisse monter le stress, on se retrouve vite submergé, et on n’arrive même plus à penser de façon rationnelle. C’est du vécu…

1. On arrête net les « il faut » et les « je dois »

« Il faut que je fasse les courses », « Je dois boucler ce dossier dans les temps », « Il faut que je paye la cantine des enfants », « Je dois aller promener le chien », …. Les « Il faut » et les « Je dois » empoisonnent l’esprit et le quotidien.

Dans le langage psy, ça s’appelle « la tyrannie du devoir ». C’est très parlant comme appellation ! Ces petits pensées tyranniques nous imposent des actions, et augmentent le stress. Parce qu’après tout, qui a dit qu’il fallait faire ceci ou cela ? Qui a dit que je devais ? Personne ! Je ne dois rien, et il ne faut rien.

En pratique, ça consiste à être attentif à ces pensées, et à les reformuler quand on les chope au vol, pour les rendre plus positives et moins imposées. Le cerveau est ainsi grugé.
Un exemple : « Il faut que je fasse la lessive ».
Reformulation : « Si je faisais la lessive, ça sentirait bon le linge propre. » Sous entendu : quelle bonne idée se serait de faire une lessive !
Ainsi, une corvée pénible et chronophage peut être rendue plus positive. Et une action imposée peut prendre l’apparence d’une excellente idée.

Je vous accorde que les pensées du genre « Il faut que je paye les impôts » sont difficiles à reformuler. Mais avec la pratique, c’est faisable.
Entraînez vous si vous voulez. Une facile : « Il faut que j’aille promener le chien ». Comment vous le reformuleriez ?

2. On dédramatise nos inquiétudes en allant au bout du raisonnement

Après les « Il faut », on s’attaque au « J’ai peur » !
Quand on est un stressé de la life, on peut être stressé par tout un tas d’inquiétudes. Même des tonnes d’inquiétudes. Des choses qui ne se sont même pas passées, et qui n’auront peut-être même jamais lieu. Ça ne sert à rien du tout de stresser pour des inquiétudes !

Il y a une façon toute simple de les combattre, c’est d’aller au bout du raisonnement. Surtout quand ce sont des choses de la vie quotidienne qui nous inquiète souvent.

Exemple : « J’ai peur de ne pas avoir le temps de faire la lessive ce soir ! » (j’envie les gens qui n’ont pas ce genre de pensées parasites !!).
Allons au bout du raisonnement : « Si je n’ai pas le temps ce soir, il y aura encore plus de linge à laver. Tout ne va pas rentrer dans la machine. Je vais devoir faire deux machines plus rapprochées. Et…. c’est tout : mon linge sera propre et j’aurais toujours de quoi m’habiller. »
Conclusion : « Si je n’ai pas le temps de faire une lessive ce soir, bah je la ferais demain, et au pire, il restera un peu de linge dans le panier à linge ».

C’est une mécanique qui est assez difficile à manier au départ. Mais c’est intéressant d’imaginer le pire du pire du pire pour se rendre compte qu’au final… il n’y a rien de bien dramatique !

Cet exercice a pour but de rééduquer le cerveau lorsque celui-ci, à force de trop de stress, a un peu perdu la notion du danger et est constamment en état d’alerte.

3. On respire ! mais correctement, comme les bébés font

Les bébés respirent avec le ventre. Et ils ont raison ! Je ne sais pas trop pourquoi, mais en grandissant, on se met à respirer avec le haut des poumons.

Pour réduire le stress, et évacuer la pression, on peut prendre 3 minutes pour respirer par le ventre. C’est tout bête à faire : il suffit de respirer lentement et profondément en gonflant le ventre (le haut du corps, la poitrine, ne doit pas bouger avec la respiration).

Avec un peu de pratique, cette façon de respirer devient presque automatique, et peut être pratiquée n’importe quand.

Si au début ça vous semble difficile, il existe des applications pour smartphones pour guider la respiration.
Pour iPhone, il y a RespiRelax.
Et pour Android, il y a Ma Cohérence Cardiaque.

4. on évite de faire des listes à tout va…

« Faîtes des listes »… C’est un truc qu’on lit un peu partout quand on cherche des solutions au stress. Pourtant, quand on est vraiment très stressé, on peut vite basculer dans « la tyrannie des listes » (ce n’est pas un terme psy ça).

C’est à dire qu’on fait une liste, mais comme on est toujours stressé, on refait la liste en la réorganisant, mais comme on se rend compte qu’on a oublié un truc, on refait la-dite liste, mais comme on a fait une rature, on refait encore la liste, etc…
Et quand on a ENFIN fini cette fichue liste (si tant est qu’on y arrive), elle est tellement parfaite… qu’on stresse à l’idée de la perdre ! Bienvenue en enfer !

Non, les listes sont à réserver à des choses très concrètes. Comme pour une liste de courses. Ou une liste de choses à penser en rapport à un déménagement, ou en rapport à une naissance, ou en rapport à l’achat d’une voiture, ou en rapport aux travaux de la salle de bain, … Il faut que la liste soit cadrée par quelque chose (un évènement, un lieu, …).

On ne fait pas de listes pour les tâches quotidiennes… parce que les tâches quotidiennes ne sont jamais finies ! Les listes, ça peut être le mal, mieux vaut s’en méfier donc…

5. on s’imagine à la place de quelqu’un qu’on admire

Il y a forcément autour de nous des gens qu’on admire, qu’on trouve équilibrés, bien dans la vie et tout. C’est peut-être sa sœur, sa mère, son grand-père, un(e) collègue, un(e) ami(e), une star de cinéma, … On connait tous quelqu’un qui nous impressionne.

Bon, alors reprenons un thème d’inquiétude, et demandons nous comment ferait cette personne face à la même situation.
« Si lui/elle n’avait pas le temps de faire une lessive ce soir, comment réagirait-il/elle ? »

Imaginer la réaction des personnes qu’on admire, c’est un excellent moyen de dédramatiser ! Déjà parce qu’on imagine souvent que cette personne ferait mieux que nous. Et aussi parce qu’on peut prendre exemple : et ainsi gérer bien mieux une situation qui nous angoisse.

6. On écoute les autres… ou pas

Certaines personnes, généralement pas stressées, y vont toujours de leurs petits « conseils » ou font leurs petites remarques… « Tu devrais faire comme ça ». « Mais pourquoi tu fais pas ça ? ». « Je comprends pas comment tu peux ne pas faire ça ! ».

Même si ça part d’une bonne intention, ces gens ne se rendent pas compte parfois de l‘impact néfaste que ces remarques peuvent avoir sur notre stress.
Le sujet des vacances en est un bon exemple.
Partir en vacances, c’est stressant, ça fait faire beaucoup de préparatifs, vérifier les budgets, penser aux réservations, etc … Du coup, les stressés de la vie ont tendance à moins partir en vacances que les sereins de la vie.
Ce qui peut donner lieu à des remarques genre « Je comprends pas comment tu fais pour passer tous tes weekend ici. Mais pourquoi tu pars jamais le weekend ? T’as le temps ! T’es libre ! Et c’est quand même pas si compliqué ! ».

Mais pour un stressé, si ça l’est… Et ces remarques sont blessantes parce qu’elles isolent et nous renvoient à « ce qui ne va pas chez nous« . Et ça génère du stress de ce dire « c’est vrai, je pourrais partir le weekend, qu’est ce qui ne va pas chez moi ?? ».

Bon bah c’est simple : ce genre de remarques, on n’en tient pas compte. On les laissent entrer par une oreille et ressortir par l’autre. Ni vu ni connu.

Par contre, d’autres personnes, généralement pas stressées non plus, peuvent être de très bons conseils ! Et celles-là, on les écoute, et on a même le droit de les admirer si on veut. 😉
Faire le tri dans ce qu’on entend, c’est primordial pour ne pas stresser encore plus… pour rien !

7. une pause plaisir s’impose…

Il faut se faire plaisir dans la vie ! Tous les stressés de la vie le savent, mais les stressés de la vie ne le font pas… Bah ouais, pas le temps !

Et bien il faut ! Voilà un « Il faut » autorisé. Se faire plaisir, c’est essentiel au calme intérieur. Si on s’oublie, on ne peut pas être détendu : le corps nous rappelle à l’ordre (« hé oh, tu m’oublies ou quoi ???!!! »).

Alors on l’écoute notre petit corps, et on fait une pause plaisir. Pour certains, ça va être de regarder un film, de jouer à la console, d’aller courir, pour d’autres c’est plutôt se mettre du vernis à ongles, prendre un bain, lire un livre, pour moi, c’est une tisane avec un carré de chocolat, … tout est permis !

L’important, c’est de s’autoriser à dire « stop, là j’arrête, je ne peux plus ! » et de faire cette pause. C’est difficile à faire quand on est sous pression, mais c’est salutaire.

Ça oblige à réfléchir. Et c’est là qu’on peut vraiment prendre le temps de respirer, de reformuler les « Il faut », d’aller au bout des raisonnements, de s’imaginer être celui/celle qu’on admire, … c’est là qu’on gère son stress !

J’espère que ces quelques petites astuces vous seront utiles à vous aussi pour affronter la vie. Je sais combien c’est dur de faire face parfois, mais il y a quand même des moyens d’y parvenir.

Avec un peu de pratique, on peut « reprogrammer » son cerveau pour qu’il réagisse différemment aux situations/pensées anxiogènes.
Le cerveau, c’est un muscle et ça se rééduque ! C’est une bonne nouvelle ça quand même !

Comment vous gérez votre stress ? Des astuces à partager ?

Commenter l’article →

Advertisements

2 réflexions au sujet de « Stop au stress ! 7 techniques à bosser pour y arriver »

  1. Merci pour cet article très intéressant ! Je me retrouve dans les exemples, c’est rassurant de se dire qu’il est possible de retrouver de bonnes habitudes, qu’il faut juste s’y mettre 🙂

    1. Tu as tout à y gagner en t’y mettant. Mais je reconnais que c’est pas tous les jours facile… loin de là même ! Ca nécessite de se forcer un peu au début, le temps que tout ça devienne une habitude.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s