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Quand l’amitié vire au cauchemar

Il y a peu de temps, j’ai regardé le film Respire, de Mélanie Laurent. Je voulais absolument voir ce film, car je sentais qu’il pouvait faire écho à mon expérience personnelle…

Tout a commencé au collège, à l’entrée en 4ème.

Le jour de la rentrée, alors que nous étions dans le même classe, L. pleurait. Je suis allée la voir pour la consoler. Voilà comment nous nous sommes rencontrées.

Les choses sont allées très très vite, à la manière d’un coup de foudre, d’une passion. Au bout d’à peine une semaine, nous ne nous séparions plus. Les autres nous étaient complètement indifférents. Nous passions toutes nos journées ensemble, seules, dans notre bulle. Et le soir, nous nous appelions pendant presque une heure.

Je me rappelle qu’au début, il me tardait d’être au lendemain pour la voir ! J’étais complètement attirée par elle, subjuguée. Elle était un aimant pour moi. Rien d’autre n’avait d’importance. Il n’y avait pas d’attirance physique, pas de sentiments amoureux : c’était de la pure fusion, de la passion amicale.

Les premiers mois ont été parfaits. Nous passions notre temps à rire, à se parler de tout et de n’importe quoi, à refaire le monde. Nous avions tellement de points communs ! J’avais vraiment la sensation d’avoir trouvé ma meilleure amie pour la vie entière. Je pensais que rien ne pouvait nous séparer. Nous parlions du futur, et on se disait qu’on s’inviterait à nos mariages respectifs, qu’on habiterait dans la même ville, qu’on partirait en vacances ensemble, …

Les choses ont commencé à déraper après quelques mois de bonheur et de passion. Nous étions toujours en classe de 4ème, et L. commençait sérieusement à s’intéresser aux garçons. Elle a été plus précoce que moi sur ce point-là. Il faut dire qu’elle était plus jolie… Moi j’étais trop grande pour mon âge (surtout par rapport aux garçons), je m’habillais n’importe comment, j’avais beaucoup d’acné, et un appareil dentaire. Elle était petite, un peu rondelette mais très jolie. Elle s’habillait à la mode et avait une belle peau.

Elle était beaucoup plus populaire que moi. Elle avait le contact facile avec les autres, et toute la classe l’appréciait. Elle avait un sacré caractère et ça plaisait beaucoup. Moi, j’étais beaucoup plus effacée : souvent en retrait, je la laissais en général prendre la parole. Ça m’arrangeait bien, puisque j’étais plutôt timide.

Complexée par ses rondeurs, L. n’a jamais osé aborder un des garçons qui lui plaisaient.

Chaque jour, entre chaque cours, à chaque récréation, elle se plaçait de sorte à être entre moi et le garçon qu’elle avait en vue. Assez loin de lui quand même, pour qu’ils ne nous entendent pas. Mais pas trop loin non plus, de sorte qu’ils puissent la remarquer.

J’étais chargée de lui dire s’il la regardait… Je devais lui rapporter chacun de ses faits et gestes. Si le garçon tournait la tête vers nous, je lui disais « là, il t’a regardée ». Je devais ensuite répondre aux questions « Comment il m’a regardé ? Quelle tête il faisait ? Est-ce qu’il a regardé longtemps ? Combien de temps précisément ? Compte les secondes la prochaine fois ! Tu crois qu’il m’aime ? ».
Et si par malheur je n’étais pas attentive, je me faisais franchement engueuler…
Au bout d’un moment, c’était moi que le garçon regardait. Non pas que je lui plaisais, mais il devait se demander pourquoi je le fixais comme ça !

Au début, ce comportement m’amusait, même si je le trouvais plutôt excessif. Mais très vite, toute notre vie s’est mise à tourner autour des garçons qui lui plaisaient. Il n’y avait plus de nous : il y avait elle et eux, et moi qui faisait le lien. Je passais mes journées à répondre toujours aux mêmes questions : « Comment il m’a regardé ? Quelle tête il faisait ? Est-ce qu’il a regardé longtemps ? Combien de temps précisément ? Tu crois qu’il m’aime ? ». Il y avait aussi d’autres questions qui revenaient plusieurs fois par jour : « Tu trouves que j’ai un gros cul toi ? Par rapport à cette fille là-bas ? Et par rapport à celle-là ? Tu crois que je suis jolie ? ».

Et quand enfin la journée était finie, et que je rentrais chez moi, le téléphone fixe sonnait : c’était elle. Et pendant une heure, je devais encore répondre aux mêmes questions… Je commençais à fatiguer…
Et mes parents commençaient à en avoir marre des factures téléphoniques ! Nous n’avions pas encore de portable, et le téléphone fixe n’était pas en illimité. Les factures étaient astronomiques ! Pour pallier aux problèmes, mes parents débranchaient le téléphone au bout d’une vingtaine de minutes (ouf, merci à eux !) et je pouvais reprendre une activité normale, et surtout penser à moi un peu !

Mais L. a fini par acheter un téléphone portable… Les vendredis et samedis soir, elle avait les appels gratuits de 21h à minuit… Et elle utilisait cette option avec moi jusqu’à la dernière seconde… à mon grand désarroi !

Je ne pouvais rien lui dire. Elle avait un caractère bien trempée, et n’hésitait pas à me parlait très mal si j’outrepassais les limites. Si par malheur je montrais des signes d’exaspération, elle m’insultait, ou me raccrochait au nez (et rappelait 2 minutes après pour me ré-insulter…).
Le matin, elle arrivait quelque fois d’une humeur massacrante… Au moindre mot, à la moindre parole qui lui déplaisait, elle m’insultait, était méchante voire cruelle, et m’envoyait bouler assez violemment…

Je ne compte plus les fois où elle m’a dit « Mais t’es vraiment trop conne ! » (en insistant bien sur le « conne »). Son visage changeait dans ces moments-là : il était rempli de rage et de haine.

J’ai commencé à avoir peur d’elle, et de ses réactions. J’arrivais au collège la peur au ventre, ne sachant pas de quelle humeur elle allait être. Le soir, en rentrant chez moi, j’avais peur de son coup de fil, car je ne savais pas si son humeur allait avoir changé depuis la fin des cours… J’étais tout le temps sur les nerfs.
C’était mes parents qui en pâtissaient : je rentrais fatiguée et stressée, et je passais sur eux mon angoisse en faisant des crises de colère terrible, ou en ne leur parlant pas.

En 3ème, nous nous sommes à nouveau retrouvées dans la même classe. C’est là que je me suis moi aussi mise à m’intéresser aux garçons… et que j’ai réalisé que tant que je serais amie avec L., je ne pourrais jamais avoir de copains. Les seuls moments où je pouvais voir les garçons qui me plaisaient, c’était aux récréations. Mais elles étaient déjà prises par L. et ses béguins. Je devais rester concentrer sur ses histoires à elle, sous peine de me faire insulter et traiter comme une sous-merde. Et de toutes façons, mes béguins à moi n’intéressaient pas L..

Ce que je redoutais le plus, c’était quand un de ses béguins se mettaient en couple. Là, j’étais chargée de la supporter, de la consoler, je devais passer 3 fois plus de temps au téléphone avec elle le soir, et je devais aussi justifier mon comportement. « Pourquoi tu disais qu’il me regardait ?? Pourquoi tu disais qu’il m’aimait ?? Tu m’as menti !! ». Je ne pouvais bien sur pas lui répondre « Je disais ça juste pour que tu me foutes la paix ! »
Il lui arrivait même de se mutiler de tristesse…
Généralement, une fois la crise passée, j’étais tranquille pendant quelque temps. Nos relations étaient apaisées, et je retrouvais l’amie du début. Mais elle se retrouvait vite un nouveau béguin, et tout recommençait…

Je déprimais sévèrement. Je n’avais personne d’autre qu’elle. Si je la lâchais, je me retrouvais seule. J’avais peur, je me sentais coincée. Mes parents ne pouvaient pas m’aider. Il n’y avait que moi qui pouvait agir, mais j’avais trop peur d’L. pour oser faire quoi que ce soit.

C’est à partir de là que je me suis mise à penser régulièrement au suicide. Je commençais à ne plus savoir comment m’en dépatouiller, et le suicide m’apparaissait être une bonne solution. Le simple fait d’y penser me faisait du bien, même si je n’aurais pas fait ça à mes parents.

J’ai décidé d’attendre le lycée : je m’accrochais à l’idée qu’on ne serait pas dans la même classe et que je pourrais me faire de nouveaux amis.

Mon cœur a fait un bon quand le jour de la rentrée en seconde, j’ai vu que nous avions été mises dans la même classe… Mes parents avaient pourtant demandé à ce que ça ne soit pas le cas (ils trouvaient qu’on bavardait trop pendant les cours…).
L. était ravie. Moi, je ravalais mes larmes. Tout allait continuer… et pire encore !

Son comportement vis-à-vis des garçons n’avait pas changé. Mais à ça s’est rajouté pas mal d’autres choses…

Elle a commencé à vouloir faire « des bêtises »… Alcool, cannabis entre autre. Je n’en avais aucune envie, mais je n’ai pas franchement eu le choix… J’étais sommée de la suivre dans ce genre de délires et de faire tout comme elle. Heureusement, ça lui passaient assez rapidement !

D’autre part, il lui manquait souvent de l’argent pour acheter des cigarettes. J’étais chargée d’aller en demander aux passants dans la rue, car elle ne « pouvait » pas le faire puisque ses parents risquaient de passer par là. Au final, c’est moi qui me suis fait prendre par mes parents à faire la manche, et ils ont été franchement déçus…

Autre chose : L. me faisait régulièrement rater le bus, en traînant, ou à coup de chantages et d’insultes (avec sa tête haineuse)… Mon bus passait à 17h15, mais ses parents venaient la récupérer à 17h30. Pour ne pas avoir à poireauter seule pendant 15 minutes, elle me faisait rater le bus. Sauf que le bus suivant passait à 18h20… Je poireautais presque une heure du coup, et mes parents devaient revenir me chercher quand je sortais de ce bus…

Des anecdotes de ce genre, j’en ai tellement que je pourrais écrire un livre !

Ce qui me gênait beaucoup dans tout ça, c’était le mal que je faisais à mes parents. Eux pensaient que je faisais une bonne grosse crise d’adolescence, que je me rebellais, ils ne me reconnaissaient plus. Alors que moi, je savais que je ne faisais rien pour moi, et que mon comportement n’était que la résultante de ce que je vivais au quotidien. J’étais guidée par la peur. Je sombrais petit à petit. Je n’arrivais pas à me détacher d’elle ! Aujourd’hui, je m’en veux d’avoir été si lâche et si peureuse !!

J’avais de bonnes notes en seconde. L. ramait pas mal par contre… Si j’avais une meilleure note qu’elle dans une matière qu’elle aimait, je me faisais traiter comme une sous-merde (insulte et tout) et je devais me faire pardonner pour l’affront (en acceptant de rater le bus par exemple…). J’ai commencé à avoir peur d’avoir de meilleures notes qu’elle, car j’appréhendais beaucoup ces réactions…

Quand j’ai compris qu’à ce rythme, L. allait redoubler sa seconde, j’ai complètement paniqué ! C’était une bonne opportunité de me détacher d’elle : elle redoublait, et du coup, je serais forcément dans une autre classe ! Oui mais ça voulait aussi dire que j’allais avoir mon bac avant elle… et que j’allais quitter le lycée avant elle. J’ai complètement flippé, et je me suis mise à volontairement rater mes interros. Je mettais volontairement des réponses fausses. Bon Dieu, ce que j’ai honte de ça aujourd’hui !! Bref…

Le résultat a été sans appel : nous avons toutes les deux redoublé la seconde, et en plus, nous nous sommes retrouvées à nouveau dans la même classe ! … Mes parents étaient désespérés. Intérieurement, je l’étais aussi.

Cette deuxième seconde s’est passée exactement comme la première ! Excepté que cette fois, nous n’avons pas redoublé, et qu’enfin, nous avons été dans des classes séparées à l’entrée en première ! En même temps, nous n’avons pas pris la même filière. L. ne voyait pas d’objections à ce que je fasse le bac que j’avais envie de faire (ouf !).

La première et la terminale ont été plus cool, simplement parce que nous n’étions pas dans la même classe. Quand j’entrais en cours, j’étais « chez moi » : enfin seule ! Je ne me suis pas fait d’autres amis. Je ne parlais à personne de la classe. Mais j’étais bien en cours malgré tout. Je me sentais libre.
L. s’est fait des amis par contre, mais je restais sa principale amie. En dehors des cours, nous étions tout le temps ensemble. Et son comportement est resté le même avec moi… Les humeurs du matin, les insultes, les cris, le regard haineux, les « bêtises », la manche, le bus, … tout était toujours là. Mais en cours, j’étais libre. Et ça, ça n’a pas de prix !

Après le bac, nous avons pris des chemins très différents pour les études. Mais nous avions toujours des contacts quotidiens, et nous n’habitions pas loin l’une de l’autre.

Et c’est là… que j’ai rencontré un garçon ! Un homme même. Quand je l’ai vu, j’ai tout de suite su… Ce serait mon premier amour. Le premier que j’allais m’autoriser.
Je savais que pour ça, je ne pouvais pas rester amie avec L. Elle me prenait trop de temps, il n’y avait de place pour personne d’autre.

A la suite d’un énième raccrochage au nez, d’une énième insulte, j’ai craqué ! J’ai ENFIN réussi à craquer ! J’ai ouvert les vannes, et j’ai déversé sur elle toute la haine et le ressentiment que j’avais à son égard. Je l’ai littéralement pourrie. Elle n’a pas pu en placer une. Je lui raccrochais au nez, pour la toute première fois. Je me suis libérée ! J’ai pleuré de joie. Et c’était terminé.

Elle a bien essayé de reprendre le contact. Elle a essayé la gentillesse, la culpabilité, les insultes, les menaces, le chantage, le pardon, mais rien n’y a fait : c’était fini. J’étais libre.

J’ai pu vivre. Enfin. J’ai pu expliquer à mes parents. Leur demander pardon. Je m’en veux encore tellement pour tout ce que je leur ai fait subir ! Toutes ces années perdues… Je n’ai pas fait de crise d’adolescence : je n’ai pas eu d’adolescence. J’ai vécu dans l’ombre, sous la croupe, et dans la peur, de cette « amie ». Comme une idiote.

Il reste encore des stigmates de tout ça. La preuve : je rédige un énorme article alors que ça s’est passé il y a des années ! Et encore, je vous ai épargné les détails sordides dont je me souviens comme si c’était hier… Certains de ces détails m’ont un peu traumatisée…
Aujourd’hui, je suis toujours rongée par la culpabilité. Je m’en veux vis-à-vis de ma famille, mais aussi vis-à-vis de moi-même. J’ai clairement manqué de courage. Et j’en ai honte !

Bravo si vous êtes arrivés au bout de cet article ! J’ai beaucoup hésité avant de l’écrire, car c’est très personnel et que c’est encore une plaie ouverte pour moi. Mais ça a été salutaire de mettre tout ça par écrit. Je ne m’étais encore jamais vraiment replongée dans toute cette période de ma vie. Avec le recul, je me demande si L. n’était pas borderline ? Je ne sais pas, mais je sais que j’ai été affreusement bête !!

Si vous avez connu une telle amitié, ou que vous vivez actuellement une amitié toxique, n’hésitez pas à partager ici, ou même à m’écrire directement. Je serais ravie de vous apporter du soutien/des conseils. Je sais à quel point c’est difficile de s’en échapper…

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12 réflexions au sujet de « Quand l’amitié vire au cauchemar »

  1. Wow… quand j’ai lu ton article je me suis dit que parfois ça allait vraiment loin, trop loin. Je n’ai pas réellement connu d’amitiés toxiques car je m’isolais volontairement des autres, je ne m’entendais avec personne, le syndrome classique de la première de la classe détestée de tous, quoi. J’ai connu mes premières amitiés au lycée mais ça n’a jamais été transcendant. Quand je te lis, je me dis que je n’ai peut-être pas loupé grand chose, car ce que je voyais autour de moi ressemblait à ça : des copines parfaites en apparence mais souvent une relation toxique derrière, avec trop de dépendance.

    1. Oui, c’est malheureusement souvent le problème des amitié exclusives. Mais cela dit, il y a des amitiés très saines qui survivent aux années et qui valent vraiment le coup !

  2. Il n’y a rien de pire qu’une amitié toxique. Tu devrais lire Anthécrista d’Amélie Nothomb, ça parle exactement de ça. J’avais du mal à reprendre mes esprits à la fin du roman. Bise 🙂

    1. Ton commentaire me fait sourire, car justement, j’ai lu Anthécrista à l’époque où j’étais en plein dans cette amitié toxique. J’espérais trouver une façon d’en sortir en lisant le bouquin, mais ça n’a malheureusement pas été le cas. :-/

  3. Je suis d’accord avec Magali, le roman de Nothomb est vraiment très réaliste et ressemble beaucoup à ton expérience, surtout que c’est une très bonne auteure:)
    Pour ma part, je n’ai jamais été sous l’emprise d’une amie comme toi, mais à chaque fois que j’ai eu une amie très proche, elle m’a trahit d’une manière ou d’une autre, soit en disant des rumeurs vraiment méchantes sur moi, soit en balançant mes secrets aux gens, mais pour moi, c’est clair, dès qu’une « amie » n’agit pas dans ton intérêt, c’est oubliette et plus la peine. Je me demande si je n’attire pas les « mauvaises amies » ^^
    J’espère que tu trouvera une meilleure amie digne de ce nom un jour 😉

    1. J’ai de nombreux amis de qualité maintenant, heureusement. ^^
      C’est ça le pire : L. ne m’a jamais jamais trahi ! Impossible de lui reprocher quelque chose de concret. A part sa toxicité envers moi, elle avait tout de l’amie parfaite.
      C’est aussi ce qui a rendu difficile le clash.

  4. Ouah. Je ne sais que dire de plus mais je ne voulais pas partir sans te laisser un mot après avoir lu un pan important de ta vie.
    Très beau récit, passe une belle journée 🙂

  5. J’ai lu ton article et ce que tu as vécu à dû être très épuisant psychologiquement.
    Mais tu as réussi à trouver assez de courage pour te débarrasser de cette amitié toxique et je t’en félicite, ce n’est pas facile.

    A bientôt 🙂

  6. Ton histoire me touche, moi aussi j’ai vécu une amitié toxique. J’étais l’ami super gentille, à qui on pouvait tout demander et je me suis laissée marcher dessus… A chaque vacances scolaires, elle partait avec d’autres et elle faisait comme si je n’existait pas. J’en ai vraiment souffert. A chaque fois je lui pardonner, même quand elle était méchante avec moi. Et après avoir la sixième secondaire (Belgique), j’ai craqué et j’ai fait comme elle a fait à chaque fois avec moi : Je l’ai laissé en plan, sans nouvelles, sans rien. Elle me manquait, je me sentais libre mais une partie de moi était triste. Ce n’est qu’il y a un mois que je lui ai parlé vite fait pour reprendre de ses nouvelles mais ça s’arrête là. Après avoir vécu tout ça, je me sens plus forte, je ne sais pas si c’est pareil pour toi ? Libre comme tu dis. Et comme toi, c’est mon amoureux qui m’a aidé à me détacher d’elle car je n’étais aussi qu’une ombre.
    Je pense très fort à toi et encore bravo pour ce très bel article qui me fait penser que je ne suis pas la seule, que nous ne sommes jamais seul, à avoir vécu une amitié toxique.
    Je te fais de gros bisous,
    Elia

    1. Merci pour ton témoignage. Je suis contente que tu te sois libérée aussi. Comme toi, je me sens plus forte, mais surtout, je ne m’encombre avec les gens qui ne me plaisent pas trop. J’ai comme un radar pour repérer les gens toxiques maintenant. ^^
      Je préfère largement être seule que mal accompagnée désormais! 😉

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