Bric à Brac

Mon épopée contraception… Attention, épique !

Un (très long) article un peu particulier aujourd’hui, sur un sujet intime et personnel. J’avoue avoir beaucoup hésité avant de le publier. Mais je me suis dis que mon expérience pourrait en intéresser certaines (et même certains d’ailleurs, pourquoi pas). Bravo aux courageux qui liront jusqu’au bout…

Par contre, sachez que cet article n’est pas là pour vous inciter à choisir telle ou telle contraception. Comme dit le slogan : « la meilleure contraception, c’est celle que l’on choisit ». Et ce choix vous appartient. Cet article est juste le récit de mon expérience.

J’ai commencé à prendre la pilule à un âge assez classique, vers 17 ans. Ma première pilule me convenait totalement. C’était une de ces pilules micro-dosées, qu’on prend pendant 21 jours puis qu’on arrête 7 jours. Je la prenais correctement, à heure fixe, sans jamais l’avoir oubliée. Je ne suis pas tombée enceinte, je n’ai pas pris ou perdu de poids, je n’avais pas de migraines, pas de saignements entre les règles, pas de problèmes de libido, pas de sautes d’humeur ou de syndromes dépressifs, et mon acné d’adolescente s’est considérablement estompée, jusqu’à disparaître complètement. Bref, une contraception qui m’allait très bien.

le début des ennuis…

Mais au bout de 6 ou 7 ans de bons et loyaux services, j’ai commencé à avoir de fortes migraines. Au départ, je n’ai pas fait de lien avec ma pilule. Comme j’étais fumeuse, je pensais plutôt que c’était la cigarette qui me faisait ça. Mais au bout de quelques mois de migraines, je me suis aperçue qu’elles survenaient toujours quand j’étais dans la période des 7 jours d’arrêt. Le lien avec la pilule m’a alors semblé évident, même si le tabac a probablement joué un rôle dans ces migraines.

Forte de ces constatations, j’ai pris rendez-vous avec Dr Gygy1 pour changer de pilule. Je lui ai exposé mes petits soucis de migraines, et il m’a prescrit une nouvelle pilule de 4ème génération. C’était une pilule qui se prend pendant 28 jours, avec 7 comprimés placebos à la fin de la plaquette.

Effectivement, mes migraines ont totalement disparu ! Je n’en ai plus jamais eu. Par contre, j’ai eu d’autres petits soucis… Ok, je n’avais plus de migraines, mais par contre mon acné a commencé à revenir un petit peu. Ma libido s’est doucement volatilisée. Mais surtout, j’avais des sautes d’humeur et un fort syndrome dépressif avant mes règles. Tous les mois, j’avais envie de tuer quelqu’un et/ou de me pendre. L’épanouissement le plus total…

la contraception sans hormone : des choix limités…

C’est là que j’ai pris la décision d’en finir avec la contraception hormonale. Après m’être longuement renseignée, je me suis aperçue qu’en terme de contraception sans hormone, le choix est assez limité… J’ai opté pour le stérilet au cuivre, qui m’est apparu comme le meilleur rapport efficacité/tranquillité. Par chance, mon Dr Gygy1 pose les stérilets aux nullipares. En France, on a tendance à réserver le stérilet aux femmes ayant déjà eu des enfants (ce qui est totalement idiot et infondé).
J’ai donc pris de nouveau rendez-vous avec Dr Gygy1. J’avais hâte ! J’avais hâte de retrouver des cycles naturels et de mesurer l’impact qu’avaient les hormones sur mon mental et ma libido.

Au cours de ce rendez-vous, Dr Gygy1 m’a donné l’ordonnance pour mon précieux stérilet, et m’a fait faire des examens préliminaires. Si tout était bon, il me poserait le précieux. Et donc, un mois plus tard, j’étais de retour dans son cabinet avec les résultats et le stérilet. Tout allait bien, il n’y avait aucune contre-indication : la pose pouvait avoir lieu sans attendre !

la pose du stérilet… là où tout a dérapé

Bien sur, je m’étais renseignée avant vis-à-vis de la pose, car je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. J’ai lu et entendu tout et son contraire : certaines femmes disaient n’avoir rien senti, d’autres disaient avoir souffert le martyr, et il y avait énormément de femmes entre ces deux extrêmes.

J’étais un peu anxieuse. J’avais un peu peur d’avoir mal, mais sans plus. J’avais pris 2 Spasfon avant le rendez-vous, comme Dr Gygy1 me l’avait dit. Et malgré ça, la pose a été horriblement douloureuse. Pour tout dire, j’ai eu l’impression d’être transpercée par une lame au niveau du col de l’utérus. Littéralement transpercée. Par une lame. 3 fois de suite. Je me suis instinctivement crispée, je n’arrivais même plus à réfléchir tellement la douleur m’a sidérée, même choquée. Je peux le dire sans honte aujourd’hui : je n’ai jamais eu aussi mal de ma vie, que ce soit à cet endroit ou ailleurs. Ja-mais !
Le point positif, c’est que c’est effectivement très rapide. En tout, ça n’a duré que deux minutes tout au plus. Et entre chaque « lame », ça allait à peu près, je pouvais souffler un peu.

Dr Gygy1 a fini la pose comme il a pu, le plus vite possible, voyant ma crispation. Il a un peu perdu son sang froid, a franchement manqué de délicatesse, et m’a même balancé « Mais détends-toi bordel ! »… Facile à dire… J’aurais aimé qu’il ressente ce que j’ai ressenti…
Avec le recul, je me dis que j’aurais dû me méfier de ce Dr Gygy1 et faire poser mon stérilet par quelqu’un d’autre : avec lui, même un simple frottis était très désagréable (alors qu’avec d’autres, je ne sentais rien)…

Une fois la pose terminée, je me suis sentie très très faible, et un peu comme « en état de choc ». Mes jambes tremblaient très fort, même en étant allongée, j’avais la nausée, des sueurs froides, du mal à parler… Mais comme j’étais la dernière patiente de la journée ce soir-là, impossible de rester un peu dans la salle d’attente pour retrouver mes esprits, j’ai dû repartir chez moi (encore une preuve de la délicatesse de Dr Gygy1)… 10 minutes de marche + 10 minutes de métro + re 10 minutes de marche… en canard, pliée en deux… J’ai finalement atteint ma maison. Ouf ! A peine rentrée, j’ai pleuré, et je me suis demandée ce qui m’avait pris de vouloir un stérilet…

ma toute première fois… aux urgences !

Pendant les 2 heures qui ont suivi, je n’ai rien senti de particulier. J’avais mal, je saignais, je me sentais un peu meurtrie, toujours choquée. Je n’en revenais pas en quelque sorte. Puis, les contractions ont commencé… J’avais lu que ça pouvait arriver après la pose d’un stérilet, alors je ne m’inquiétais pas. Dr Gygy1 m’avait dit de prendre des Spasfon si ça arrivait. J’ai pris du Spasfon, mais ce médicament sert-il à quelque chose franchement ? Ça n’a rien changé en tous cas : les contractions ont continué, et étaient assez fortes, bien plus que de simples douleurs de règles.

J’ai tenté de manger un peu, mais j’avais trop mal. Alors j’ai attendu. Je me suis largement félicitée de ne pas avoir fait poser le stérilet entre midi et deux ! J’ai attendu, attendu, attendu encore… Les contractions étaient bien plus supportables que la douleur ressentie pendant la pose, mais elles étaient très fortes. Fatiguée, choquée, endolorie, j’ai recommencé à pleurer.

Au bout de 4 heures passées dans ces conditions, et bien trop de Spasfon avalés, et ne sachant plus quoi faire, j’ai appelé SOS Médecins pour leur demander ce que je devais faire. Ils m’ont posé quelques questions, et m’ont conseillé d’aller aux urgences. Ça ne m’enchantait pas du tout, alors j’ai encore attendu 1 heure ou 2, puis n’y tenant plus, j’y suis allée. J’ai mis les pieds aux urgences pour la toute première fois de ma vie. J’avais un peu honte, je ne voulais pas prendre la place d’une « vraie » urgence, mais heureusement, il n’y avait personne. J’ai été prise en charge tout de suite. On m’a dit que si je voulais, on pouvait me retirer le stérilet… Mais ce n’était pas ce que je voulais ! J’avais trop souffert pour l’avoir. Alors on m’a donné des médicaments plus costauds, et je suis rentrée chez moi. Là, les contractions se sont enfin arrêtées, et j’ai pu me reposer puis dormir.

L’enthousiasme du début

Les jours suivants ont été beaucoup plus calmes. Mais j’étais toujours dans l’état de sidération qui a suivi la pose (ça a duré presque un mois en fait… ça m’a pas mal traumatisé). Je saignais, j’avais des douleurs type règles, mais malgré tout, j’étais quand même enthousiaste : j’avais mon stérilet, j’allais pouvoir réapprendre à me connaître « au naturel ».

La reprise des rapports a été franchement délicate… C’était sensible et parfois un peu douloureux. Mais au final, j’avais surtout peur d’avoir mal : je restais traumatisée par la pose du stérilet, et tout contact avec cette partie du corps m’angoissait un peu. Globalement, je ne sentais rien, ça ne me gênait pas.

Puis les « premières » règles « au naturel » sont arrivées… très en avance ! Et comme je n’avais pas cessé de saigner depuis la pose, j’en avais déjà marre de voir tout ce sang.
Là, ça était un peu « Back to fourteen » : des règles hyper abondantes et douloureuses. J’avais l’impression que j’allais « accoucher » de mon stérilet. J’avais du mal à gérer la rotation des serviettes hygiéniques… C’était vraiment le souk !

Cependant, je garde un bon souvenir de ces deux premiers mois sous stérilet. Mon mental était au top, je sentais mon corps qui se réveillait, et ça me faisait du bien de me sentir « au naturel ».

le désenchantement…

Les problèmes sont arrivés un peu tous en même temps, et se sont amplifiés petit à petit.

Je passais la moitié du mois à saigner. Voire plus de la moitié parfois. Je devais toujours avoir une protection. Et même avec ça, je crois qu’aucune de mes culottes n’a été épargnées ! Mes cycles ne se sont jamais vraiment régularisés. Ça s’est échelonné entre 17 jours et 65 jours… avec une tendance aux cycles courts (25 jours). Impossible de prévoir quoi que ce soit. Vu l’abondance des flux, je ne pouvais pas me permettre de sortir sans protection… Moi qui aimait bien le côté « écolo » du stérilet, je me suis sentie assez coupable du nombre de serviettes que j’achetais…

L’abondance du flux était telle que je ne pouvais même pas aller au cinéma pendant mes règles… Une fois j’ai essayé ! J’avais mis 2 protections (serviette + cup), et j’avais calculé : 20 minutes de trajet jusqu’au cinéma + 15 minutes de poireaute + 1h30 de film + 20 minutes de trajet retour. Mes 2 protections n’ont pas été suffisantes : une culotte et un jean tâchés… Et encore, on avait parlé de boire un verre après le film, mais heureusement, ça ne s’était pas fait.

C’est bien simple : pendant mes règles, je ne m’autorisais plus rien. Pas de cinéma, pas de restaurant, pas de balade en forêt, pas de concert, pas de bistrot, rien ! Quand j’étais au boulot, je faisais 5 ou 6 aller-retours aux toilettes… Vivre ça 7 jours par mois, tous les mois, c’est rapidement devenu très pénible…

A ça s’est rajouté ma bonne vieille copine l’acné, qui est venue envahir mon visage et mon dos. J’ai tout essayé pour m’en débarrasser (cosmétiques et dermatos), mais rien à faire, elle s’est accrochée à moi comme une moule à un rocher… C’est ce qui a été le plus difficile à vivre je crois, car ça a complètement détruit le peu de confiance que j’avais en moi. Déjà que ma vie sociale était entrecoupée de mes règles envahissantes, l’acné est venue saccager ce qu’il en restait… J’avais honte de sortir, ne serait-ce que pour acheter le pain…

Pour couronner le tout, les rapports étaient toujours aussi délicats… J’avais parfois des douleurs type « règles » pendant les rapports… Si on ajoute à cela cette acné qui me faisait me sentir détestable, autant le dire direct : ma libido était à -36…

retour à la case départ

Les mois ont passé… Mais rien ne s’est amélioré. Mon acné a continué de proliférer, me laissant déprimée et impuissante. Mes règles étaient toujours aussi douloureuses, abondantes, et donc handicapantes. Et entre les règles, je continuais à avoir des douleurs quotidiennement et à beaucoup saigner, au point qu’au bout d’un moment, je n’arrivais plus à compter les jours de mes cycles. Je ne savais pas si j’avais mes règles ou si c’était l’ovulation qui me faisait saigner. Si c’était mes règles, alors mes cycles étaient de 18 jours en moyenne… C’est assez court…
Ma libido et ma vie sociale se sont retrouvées très affectées par tout ça…

Au bout de 10 mois passés comme ça, le bilan moral et physique était assez catastrophique… J’ai pris la décision, après moult tergiversations, de faire retirer mon stérilet et de revenir à la contraception hormonale…

Pour éviter de me retrouver sans contraception après le retrait de mon stérilet, j’ai voulu reprendre la pilule avant. Je ne voulais plus revoir Dr Gygy1 : il m’avait traumatisée, je n’y remettrais plus les pieds. J’ai donc pris rendez-vous avec un Dr Gygy2 pour faire retirer ce stérilet, et en attendant, je suis allée voir mon généraliste pour qu’il me prescrive une pilule en « relais », en lui précisant que j’avais déjà eu des migraines et que j’avais de l’acné…

Il m’en a donné une très courante, sur 21 jours avec 7 jours d’arrêt, mais qui a mauvaise réputation : acné, syndrome dépressif, prise de poids, migraine, … tout ce qui me fait peur ! Tant pis, je l’ai prise quand même, en me disant qu’au pire, j’en changerais après avoir vu Dr Gygy2. Le but était simplement de ne pas tomber enceinte (manquerait plus que ça !).

et les complications s’enchaînent…

Mon rendez-vous avec Dr Gygy2 a été une sacré déception… D’une part parce que les examens gynécos sont une véritable épreuve pour moi maintenant, avec douleurs à la clé, et d’autre part parce qu’elle m’a appris que les fils de ce fichu stérilet avaient « disparu »…
Elle m’a alors prescrit une échographie pelvienne, pour voir où était passé le stérilet, et m’a laissé avec la pilule que m’avait donnée le généraliste, malgré mes protestations (mes problèmes d’acné s’étaient amplifiés)…

L’échographie a montré que le stérilet était toujours là, bien à sa place, au chaud, tranquille. C’était juste les fils qui avaient disparu. Ils étaient probablement rentrés dans le col.
Je suis repartie voir Dr Gygy2, avec les résultats de l’écho, pour une seconde tentative de retrait du stérilet : nouvel échec… Vu la douleur que j’ai à nouveau ressentie, j’ai vraiment pris conscience que maintenant, les examens gynécologiques seraient pénibles pour moi
Dr Gygy2 a décidé de m’envoyer voir un Dr Gygy3 en clinique, pour enlever le stérilet sous anesthésie locale. Elle m’a également donné une autre pilule à ma demande (ouf !) vu que celle que je prenais ne m’allait pas (acné, maux de tête, et j’en passe !).

A ce stade, et même si j’étais contente de changer de pilule, ce stérilet commençait sérieusement à me sortir par les yeux. Je me serais bien flagellée pour avoir voulu un stérilet.

Dr Gygy3 est à l’autre bout de la ville : obligée de poser une demie journée de congé pour me rendre au rendez-vous… Ça commence bien…

Ni écoutée, ni aidée, ni respectée…

Au rendez-vous avec Dr Gygy3, le désenchantement est complet. Après m’avoir auscultée 4 secondes (montre en main…) et avoir constaté que les fils n’étaient effectivement pas visibles, il m’explique comment les choses vont devoir se passer :

  • il faudra que je prenne rendez-vous avec l’anesthésiste à la clinique.
  • une fois ça fait, je devrais prendre rendez-vous pour « l’intervention ».
  • la veille de l’intervention, je devrais me doucher avec une solution à la bétadine.
  • le matin de l’intervention, pareil : douche à la bétadine.
  • je dois ensuite arriver à la clinique à 7h totalement à jeun (pas manger, pas boire, pas fumer).
  • là, ils me feront une hystéroscopie opératoire et un curetage sous anesthésie générale (ça dure 15 minutes). Oui oui, z’avez bien lu, un curetage…
  • ensuite, je passerais en salle de réveil jusqu’à 15h.
  • et après, j’aurais le droit de manger un morceau et de rentrer chez moi, mais pas seule par contre : interdiction de rentrer seule…
  • interdiction de prendre la voiture et de passer la soirée la seule…

Quand Dr Gygy3 m’annonce tout ça, je pleure. C’est trop. Pour un simple stérilet, c’est trop. D’autant plus qu’il est bien placé !! C’est juste les fils qui sont remontés. Le stérilet n’est pas en train de perforer mon utérus, ni rien : tout va bien !
L’intervention me semble trop lourde, j’annonce au gynécologue, en pleurant, que je refuse.
S’en suit 5 minutes de silence (montre en main…). Il ne dit rien. Je renifle. Il ne me propose même pas un mouchoir. Rien, que dalle. Il n’a pas d’autres solutions à me proposer. Je paye (60 € tout de même !) et je repars chez moi, à court d’idées et toujours avec ce stérilet de malheur…

Pour info, sachez-le : l’anesthésie générale est abusive pour le retrait d’un stérilet bien placé. C’est marqué ici, et ici, et à bien d’autres endroits….

Dans mon désespoir, je rappelle Dr Gygy1 (celui qui a posé le stérilet), et je prends rendez-vous. Peut-être qu’il pourra me le retirer lui. Je suis tellement désemparée que je ne vois rien d’autre à faire que de revenir à la source.

Le lendemain, je prends rendez-vous avec le CDPEF (le Centre Départemental de Planification et d’Éducation Familiale). Les consultations gynécologiques y sont gratuites, anonymes, et les professionnels sont souvent plus à l’écoute et de bons conseillers.

Lueur d’espoir….

A mon rendez-vous au CDPEF, je suis effectivement beaucoup plus écoutée et comprise. Dr Gygy4 me pose pas mal de questions et se montre vraiment rassurante ! Elle me propose même d’aller faire pipi avant la consultation, histoire d’être plus à l’aise. J’ai adoré cette petite attention !
Malheureusement, mon rendez-vous a lieu dans une antenne du CDPEF, et Dr Gygy4 n’a pas tous les outils qu’elle aurait voulu…

Elle a essayé très doucement de me retirer le stérilet. Elle me parlait beaucoup, m’expliquait tout ce qu’elle faisait, me montrait les différents outils qu’elle utilisait… Je me concentrais sur ma respiration pour limiter les douleurs. La consultation a été bien plus agréable que toutes celles que j’avais eu jusque là !

Elle n’a malheureusement pas réussi à le retirer… Elle a eu l’impression de sentir un bout de fil, mais sans les outils dont elle avait besoin, elle a préféré ne pas insister…
Elle m’a pris un rendez-vous avec un Dr Gygy5, à l’hôpital, qui lui serait mieux équipé.
Pour une fois, je suis sortie toujours avec mon stérilet, mais sans avoir pleuré ! Rien que pour ça, j’étais contente ! Et je suis repartie sans rien payer, ce qui était plus qu’appréciable vu l’état de mes finances.

Si vous n’êtes jamais allé dans un CDPEF, je vous conseille vraiment d’essayer. Ils sont malheureusement menacés de fermeture, mais ce serait dommage, car l’écoute et l’attention dont ils font preuve deviennent très rares…

Bon, avant le rendez-vous avec Dr Gygy5, j’ai quand même le rendez-vous avec Dr Gygy1 qui se profile…

libération !!!

Mon rendez-vous avec Dr Gygy1 a été une énorme source de stress, au point de me couper l’appétit (fait rarissime !). Le jour J, j’y suis allée en mode « même pas peur », mais au fond, j’étais affreusement stressée, et préparée à être à nouveau déçue à la sortie.

Je ne lui ai volontairement pas dit que j’avais consulté d’autres gynécos, et qu’on m’avait proposé un retrait sous anesthésie. Je voulais que Dr Gygy1 y aille avec un regard neuf, sans apriori.

Il a de suite remarqué que les fils n’étaient pas là, alors il a sorti l’attirail : une pince longue et fine. Et après, c’était parti ! 15 minutes de souffrances intenses, à la limite du supportable. La secrétaire est venue me tenir la main et me donner un verre d’eau, en guise de petite pause. J’ai serré les dents, soufflé très fort, juré beaucoup, et même un peu crié je crois. Je ne voyais pas le temps passé : je vivais à l’instant présent. L’horreur franchement. Je n’ai jamais eu aussi mal… à part pour la pose de ce foutu stérilet !

Au bout de 15 minutes d’efforts acharnés et de souffrances, j’ai commencé à reprendre mes esprits, et j’ai entendu Dr Gygy1 me dire « Regardez par ici ». J’ai regardé. Il avait ce putain de stérilet au bout de sa putain de pince !

J’ai pleuré de joie et je l’ai remercié autant que possible. Ca y est, il était enlevé ! Je n’en revenais pas ! C’était fini. J’étais libre ! Il m’a dit que j’avais été très courageuse. Et qu’il avait été con d’avoir coupé les fils si courts… C’est vrai qu’il ne restait que 5 millimètres de fil… Il m’a dit qu’il avait du aller le chercher « tout au fond ». Super…

La secrétaire m’a proposé de m’allonger un peu, pour me reposer et reprendre mes esprits. Mais non, je me sentais bien. Très bien même. J’avais un peu mal, c’est vrai. Mais j’étais tellement soulagée ! Je suis repartie chez moi, sereine, sur un nuage, et sans vraiment réaliser ce qu’il venait de se passer…

J’ai annulé mon rendez-vous avec Dr Gygy5. Et Dr Gygy1, bien qu’un peu boucher, est largement remonté dans mon estime ! Comme quoi, le curetage et l’anesthésie n’étaient pas nécessaires : il fallait juste être un bon gynéco !

Plus de 5 mois pour faire retirer ce stérilet ! Après tout ce périple, j’ai un peu l’impression de devoir demander pardon à mon utérus pour tout ce que je lui ai fait subir, et pour être à nouveau en paix avec lui ! Pour moi, c’est sur, le stérilet c’est fini ! Je ne pourrais plus y revenir. La pilule que j’ai me va bien, et c’est très bien comme ça !

Bravo à vous qui avait lu jusqu’au bout ce long récit ! Je ne souhaite pas que pareille chose vous arrive, mais si c’est le cas, retenez qu’un gynéco compétent peut changer les choses. Ne jamais vous fier à un seul avis. Ne jamais vous laisser manquer de respect. Exigez l’écoute et le respect. C’est primordial !

Vos réactions, c’est par ici. 😉

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